Haïti: déploiement militaire surprise d’un pays tiers pour libérer des otages et affronter les gangs

Une nation émergente de la région a annoncé vendredi l’achèvement imminente du déploiement de ses troupes et de matériel militaire en Haïti, une initiative unilatérale surprise destinée à secourir quatre de ses citoyens et à combattre les groupes armés qui font régner la terreur dans le pays caribéen.

Dans une déclaration solennelle adressée à la population haïtienne, le gouvernement de ce pays  qui se décrit comme une « Nation modeste, en voie de développement » a tenu à dissiper d’emblée toute crainte d’ingérence ou de néocolonialisme.

« Il ne s’agit ni d’une opération dirigée contre le peuple haïtien, ni d’une invasion d’Haïti. Nous ne sommes pas une grande puissance », indiquent les autorités de cet État non identifié, assurant n’avoir « aucun intérêt à dominer le peuple haïtien, ni à s’emparer de ses richesses ».

L’intervention armée répond à deux objectifs précis : obtenir « le retour en toute sécurité » de quatre techniciens en aéronautique bloqués ou retenus sur le territoire, et « donner une leçon à ces gangs qui font souffrir le peuple haïtien, qui tuent ses proches et l’empêchent de mener une vie normale ».

L’opération se distingue par son modèle économique atypique. Alors que les missions internationales de maintien de la paix sont habituellement financées par les Nations unies ou des coalitions de grands bailleurs, cette nation affirme assumer la quasi-totalité de l’effort financier.

« Bien que nous ayons bénéficié d’un soutien logistique limité de la part de quelques autres nations, nous finançons 90 % des dépenses sur nos propres ressources, pourtant modestes », souligne le texte.

 

Justifiant ce coût élevé par le fait que « la justice et la paix n’ont pas de prix », les autorités intervenantes mettent en avant leur propre trajectoire historique marquée par de lourdes souffrances et plus de deux siècles de crises avant d’atteindre la stabilité.

 

« Nous avons connu un bain de sang plus effroyable encore que ce que subit actuellement le peuple haïtien. Nous savons ce que cela signifie : vivre dans la peur, se méfier des politiciens », poursuit le communiqué, rappelant qu’à l’époque, « personne n’est venu à (leur) secours ».

Affirmant être aujourd’hui devenu « le pays le plus sûr du continent », l’État intervenant insiste sur le caractère désintéressé de son action : « Nous ne sommes pas venus en Haïti pour faire de l’argent (…) Nous sommes venus en Haïti pour combattre les gangs. »

Le communiqué conclut sur une note spirituelle inhabituelle pour un texte militaire, appelant les Haïtiens à la confiance et à la prière en citant un verset de l’Ancien Testament (2 Chroniques 7:14) exhortant à l’humilité pour « guérir » le pays.

Pour l’heure, les autorités haïtiennes de transition et les représentants des organisations internationales à Port-au-Prince n’ont pas officiellement commenté l’arrivée de ces forces sur le sol national.

 

 

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