Dans un geste de rupture avec les pratiques administratives opaques, le nouveau Directeur Général de l’Institut National de Formation Professionnelle (INFP), l’ex-député Franck Lauture, a ordonné le retour au Trésor public de plus de 1 300 chèques non réclamés. Un montant total dépassant les 47 millions de gourdes qui dormait dans les tiroirs de l’institution.
Dès sa prise de fonction, Franck Lauture avait promis de faire de la transparence son cheval de bataille. Il vient de passer de la parole aux actes. Dans une correspondance officielle adressée au Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), le titulaire de l’INFP a annoncé le rapatriement de 1 373 chèques, totalisant précisément 47 167 483,16 gourdes.
Ces chèques, émis au nom de bénéficiaires qui ne se sont jamais présentés pour les retirer, soulèvent des questions persistantes sur la gestion de la masse salariale au sein de l’organisme. Pour de nombreux observateurs, cette situation est le symptôme de la présence « d’employés fantômes » ou de cumuls de fonctions irréguliers.
En procédant à cet inventaire rigoureux, la nouvelle direction de l’INFP coupe court aux velléités de détournement de fonds. « L’heure est au travail au profit de la formation professionnelle et non au détournement des fonds du Trésor public », a martelé le DG dans sa correspondance, soulignant une volonté de moraliser l’administration de l’institut.
L’enjeu de cette opération n’est pas uniquement moral, il est surtout financier. Franck Lauture a explicitement sollicité que ces montants soient crédités sur le compte de l’INFP. Dans un contexte où les centres de formation technique à travers le pays manquent cruellement de moyens, ces 47 millions de gourdes représentent une bouffée d’oxygène non négligeable.
Les priorités identifiées par la nouvelle direction incluent notamment :
La modernisation des équipements pédagogiques dans les centres de province.
Le renforcement des capacités des instructeurs.
L’amélioration des infrastructures d’accueil pour les jeunes apprenants.
Cette action est perçue comme un signal fort envoyé aux autres directions générales de l’administration publique. En choisissant de ne pas « laisser dormir » ou disparaître ces fonds, Franck Lauture se positionne en gestionnaire rigoureux, soucieux de l’efficacité de la dépense publique.
Reste désormais à voir comment le Ministère de l’Économie et des Finances réagira à cette demande de réallocation. Une chose est certaine : le signal de la « transparence » est désormais activé à l’INFP.
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