Le football espagnol a vécu l’un des plus grands chocs de son histoire moderne ce mercredi soir. Le Real Madrid, géant aux 15 Ligues des Champions, a été éjecté de la Coupe du Roi dès son entrée en lice par Albacete (3-2), modeste pensionnaire de Segunda División.
Un baptême du feu qui vire au cauchemar
Quarante-huit heures seulement après la nomination d’Álvaro Arbeloa pour succéder à Xabi Alonso, le « choc psychologique » tant espéré par Florentino Pérez s’est transformé en traumatisme national. Dans l’arène bouillante du stade Carlos Belmonte, le Real Madrid a affiché un visage méconnaissable, celui d’une équipe sans âme et sans boussole.
Arbeloa avait tenté un coup de poker en laissant Mbappé, Bellingham et Valverde à Madrid pour « préserver les organismes ». Un choix qui risque de le hanter longtemps.
Malgré une possession de balle largement supérieure, les Merengues ont craqué une première fois avant la pause sur une frappe de Javi Villar (42′). Si le jeune argentin Franco Mastantuono a redonné espoir aux siens juste avant la mi-temps d’un exploit individuel, la suite ne fut qu’un long naufrage collectif.
L’attaquant d’Albacete, Jefté Betancor, est devenu le héros de toute une province en crucifiant Lunin à deux reprises. Son but vainqueur à la 94e minute, alors que Gonzalo García venait d’égaliser pour le Real trois minutes plus tôt, a déclenché des scènes de liesse indescriptibles dans les tribunes.
»Rien ne va plus » : Le Real en état d’urgence
En l’espace de quatre jours, le Real Madrid a tout perdu sur la scène nationale :
Dimanche : Défaite humiliante en finale de la Supercoupe contre le Barça.
Lundi : Limogeage brutal de Xabi Alonso.
Mercredi : Élimination historique en Coupe du Roi.
« C’est une honte pour ce blason, il n’y a pas d’excuses », a lâché brièvement Dani Carvajal, seul cadre présent sur la pelouse, au micro de la télévision espagnole.
Désormais distancé en Liga et hors course en coupe, le Real Madrid se retrouve dans une situation inédite au mois de janvier. La pression sur les épaules d’Arbeloa est déjà maximale, et les supporters commencent à pointer du doigt la gestion de la direction. Seul un miracle en Ligue des Champions semble pouvoir empêcher une « saison blanche » qui ferait tache dans l’histoire du club.
Echojounal echojounal.net