Shopping au Marriott, soupe à la grimace : Le clan Vertilaire s’engraisse sur le dos des déplacés

Alors que la nation haïtienne s’enfonce dans une nuit sans fin, le Conseil Présidentiel de Transition chacun a son tour (CPT) continue de produire ses propres monstres de corruption. Le dernier épisode en date, révélé par un rapport diplomatique accablant, met en scène Emmanuel Vertilaire, un conseiller déjà inculpé pour corruption, dont la famille semble confondre les caisses de l’État avec un héritage personnel.

‎La folie des grandeurs au Marriott de Santiago
‎Le rapport du Consul général d’Haïti à Santiago, Stephen Junior Cherenfant, est une pièce à conviction qui fait froid dans le dos. On y apprend que l’épouse et les deux enfants d’Emmanuel Vertilaire ont exigé le faste d’un établissement cinq étoiles, le Marriott, ainsi que des fonds pour des sessions de « shopping » en République dominicaine.

‎Ce n’est pas seulement une demande indécente ; c’est une tentative de détournement de fonds publics. Le Consul Cherenfant a dû rappeler l’évidence : aucune rubrique budgétaire ne prévoit de financer les vacances de luxe des familles de politiciens.

‎L’abus de pouvoir comme arme de représailles
‎L’indignation ne s’arrête pas à la demande de privilèges. Selon le document transmis au Ministère des Affaires Étrangères (MAE), Emmanuel Vertilaire aurait exercé des pressions directes pour obtenir la révocation du consul.

‎Le crime de ce diplomate ? Avoir protégé les recettes issues des frais de passeport — l’argent de la sueur des migrants — contre les caprices d’une famille princière.

‎Cet abus de pouvoir est la signature d’un régime de fait qui ne sert plus que lui-même. On punit l’intégrité pour protéger l’impunité.
‎Le contraste de l’horreur : Entre Tapachula et Port-au-Prince.

‎Pendant que le clan Vertilaire rêve de chambres à 500 dollars la nuit :
‎ * À Tapachula, des milliers d’Haïtiens dorment dans la poussière, abandonnés par leur consulat, comme le dénonce le Père César Augusto Cañaveral.
‎ * À Port-au-Prince, le gouvernement de fait jette une « aumône » de 125 000 Gourdes à des camps de déplacés pour une soupe symbolique, une somme qui ne paierait même pas le petit-déjeuner de la famille Vertilaire au Marriott.

‎Vertilaire : L’inculpé qui ne voulait pas partir.
‎Emmanuel Vertilaire n’est pas un novice dans le viseur de la justice. Déjà épinglé dans le scandale de la BNC, son maintien au sein du CPT est une insulte quotidienne au peuple haïtien. Ce nouvel épisode d’abus de pouvoir confirme que pour ces dirigeants, la transition n’est pas un chemin vers la démocratie, mais un « open bar » sur les dernières ressources du pays.

‎Comment un homme sous le coup d’une inculpation peut-il encore avoir l’influence nécessaire pour menacer des fonctionnaires intègres ? La réponse réside dans la complicité silencieuse de ses pairs au sein du Conseil Présidentiel.


‎Le dossier Vertilaire est le procès d’une transition dévoyée. Utiliser l’argent des passeports — le prix payé par ceux qui fuient la mort — pour financer le shopping de luxe d’un conseiller est un acte criminel. Si le gouvernement de fait ne réagit pas, il confirme qu’il n’est qu’un syndicat de prédateurs organisant le pillage final avant le naufrage.

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