Le gouvernement américain a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de pression maximale contre La Havane. Le département du Trésor a annoncé jeudi une série de sanctions économiques sévères visant directement les plus hauts dirigeants du régime communiste, au premier rang desquels figure le président cubain Miguel Díaz-Canel.
Outre le chef de l’État, la Maison-Blanche cible l’appareil familial et sécuritaire du pouvoir en plaçant sur sa liste noire plusieurs membres de la famille Castro, la dynastie qui a fondé et dirigé le régime pendant des décennies.
Concrètement, ces sanctions de l’OFAC (Bureau de contrôle des actifs étrangers) entraînent le gel immédiat de tous les avoirs et biens que ces personnalités pourraient détenir sur le territoire américain. Elles interdisent également à toute institution financière, entreprise ou citoyen des États-Unis de mener la moindre transaction avec les personnes ciblées, isolant encore un peu plus les sommets du pouvoir cubain des circuits financiers internationaux.
Cette offensive diplomatique et économique intervient dans un contexte de tensions extrêmes et de crise énergétique majeure sur l’île, Washington réaffirmant ainsi sa volonté d’asphyxier financièrement le gouvernement de La Havane.
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