Le géant américain des technologies Meta, maison mère de Facebook et Instagram, est confronté à partir de ce mercredi 12 août à un procès d’ampleur devant un tribunal fédéral de Californie. Accusé par une coalition d’États d’avoir sciemment conçu ses réseaux sociaux pour les rendre addictifs auprès des mineurs, le groupe risque théoriquement une amende astronomique de 1 400 milliards de dollars.
La plainte : Portée par 29 États avec la Californie, le Colorado, le Kentucky et le New Jersey en tête de file , l’action en justice accuse Meta d’avoir sciemment déployé des fonctionnalités nocives (défilement infini, notifications invasives, recommandations algorithmiques) pour maximiser le temps passé en ligne par les adolescents, au mépris de leur santé mentale.
Protection de la vie privée : Meta est également accusée d’avoir collecté les données personnelles d’enfants de moins de 13 ans sans le consentement parental requis par la loi américaine (COPPA).
L’enjeu financier : La somme maximale théorique de 1 400 milliards de dollars réclamée au titre des pénalités légales est équivalente à la quasi-totalité de la valeur boursière de l’entreprise.
Le procès, qui s’ouvre avec la sélection du jury, doit durer environ six semaines. Le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, ainsi que le patron d’Instagram, Adam Mosseri, sont attendus à la barre pour témoigner.
Le groupe de Menlo Park conteste fermement les accusations et le montant des sanctions demandées, estimant avoir déployé de nombreux outils de protection des mineurs et de gestion du temps d’écran au cours des dernières années. Ses avocats soutiennent par ailleurs que la notion d’« addiction aux réseaux sociaux » manque de fondement médical officiel.
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