La tension est montée d’un cran ce mercredi 29 avril 2026 au sein de l’Administration Générale des Douanes (AGD). Des employés en colère ont bloqué l’accès aux locaux de l’institution, empêchant le Directeur Général, Gérald Remplais, de prendre ses fonctions. Entre arriérés de salaire et accusations de corruption, le divorce est consommé.
Le siège de l’Administration Générale des Douanes a offert l’image d’une forteresse verrouillée ce matin. Dès les premières heures de la journée, des agents et membres du personnel ont érigé des barricades humaines et fermé les portes principales, transformant leur lieu de travail en bastion de contestation.
Les revendications des protestataires ne souffrent d’aucune ambiguïté. Ils exigent avant tout le versement de plusieurs mois de salaires impayés, une situation qui a plongé de nombreuses familles de fonctionnaires dans la précarité. À cela s’ajoute la question épineuse des contractuels: les grévistes réclament leur nomination officielle afin de stabiliser leur statut professionnel.
Au-delà des revendications sociales, c’est la gestion même de Gérald Remplais qui est au cœur de la tourmente. Les employés dénoncent :
Une absence de rigueur administrative.
La dilapidation présumée des fonds de l’institution.
Un pilotage à vue menaçant l’équilibre financier de l’un des principaux pourvoyeurs de recettes de l’État.
Le point de non-retour a été atteint lorsque le Directeur Général s’est vu refuser l’entrée de son propre bureau. Selon des témoins sur place, l’ambiance était électrique, les manifestants scandant des slogans hostiles à la direction actuelle. Pour les employés, le maintien de M. Remplais à son poste est devenu « incompatible avec la survie de l’institution ».
Face à ce qu’ils qualifient d’« effondrement imminent », les protestataires ont lancé un appel pressant au Chef du Gouvernement. Leur demande est radicale : le remplacement immédiat de Gérald Remplais par une direction plus compétente et intègre
« Nous ne rouvrirons pas tant qu’une décision n’aura pas été prise. L’AGD sombre dans le chaos et nous refusons d’en être les complices passifs », a déclaré l’un des meneurs du mouvement sous couvert d’anonymat.
Alors que les recettes douanières sont vitales pour le budget national, la paralysie de l’AGD pourrait avoir des répercussions économiques majeures dès les prochaines 24 heures si aucune issue de crise n’est trouvée. À l’heure actuelle, la Primature n’a pas encore réagi officiellement à ce blocage.
Echojounal echojounal.net