Dans une adresse vibrante qui circule largement sur les réseaux sociaux et au sein de la diaspora, le président de la transition burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré, a rendu un hommage solennel à Haïti. En s’adressant symboliquement au peuple haïtien, le leader du Sahel a réaffirmé les liens historiques et spirituels qui unissent l’Afrique à sa « fille aînée » des Caraïbes.
Un hommage à l’héritage de 1804
Le Capitaine Traoré n’a pas mâché ses mots pour souligner le rôle pionnier d’Haïti dans la lutte mondiale contre l’oppression. « Haïti fut la première flamme, l’Afrique est la braise éternelle », a-t-il déclaré, rappelant que les Haïtiens ont été les premiers à briser les chaînes de l’esclavage pour fonder une nation noire indépendante.
Pour le chef de l’État burkinabè, la crise actuelle que traverse Haïti ne doit pas occulter la grandeur de son peuple. Il voit dans les difficultés de Port-au-Prince les mêmes mécanismes de « néocolonialisme » et d’ingérence étrangère que ceux qu’il dénonce sur le continent africain.
L’appel à la jeunesse et à la diaspora
L’adresse de Traoré, qui a trouvé un écho particulier chez des figures de la culture comme Wyclef Jean — fervent défenseur de la cause haïtienne et observateur attentif des dynamiques africaines — se veut un appel à la « renaissance humaine ».
Dignité retrouvée : Le Capitaine a exhorté les Haïtiens, et particulièrement la jeunesse, à ne plus regarder l’histoire avec honte mais avec la fierté des héritiers de Jean-Jacques Dessalines.
Unité transatlantique : Il plaide pour un « retour spirituel » vers les racines africaines, affirmant que si la diaspora et le continent s’unissent, « le monde change ».
En Haïti, ce message est perçu par beaucoup comme un souffle d’espoir. Alors que le pays cherche une issue à une transition politique complexe et à l’insécurité, la figure de Traoré — perçu par certains intellectuels haïtiens comme un « nouveau Sankara » — propose un modèle de souveraineté nationale qui résonne avec les aspirations de la population locale.
« Nous ne sommes pas les héritiers de la pauvreté, nous sommes les héritiers de la grandeur », a conclu le Capitaine, scellant ainsi une alliance morale entre le « Pays des Hommes Intègres » et la première République noire du monde.
Echojounal echojounal.net